Pétillant, pointu et populaire

Mercredi 23 avril 2008

Un Big Band loin des clichés. (Photo DNA)

Un Big Band loin des clichés. (Photo DNA)



Le Big Band d’Obernai-Geispolsheim a donné samedi soir un excellent concert à la salle des fêtes d’Obernai. Les vingt musiciens ont affiché un univers très jazz-soul-funk en laissant la part belle au groove.

« Les musiciens sont tous issus des écoles d’Obernai et de Geispolsheim, avec la présence de quelques intermittents du spectacle » explique Franck Quevedo, directeur de la formation. Ils sont venus étoffer un répertoire dirigé vers Aretha Franklin, James Brown, Stevie Wonder et même Phil Collins.

Bien ficelé malgré l’acoustique un peu dure
Franck Quevedo rappelle que ce choix a été défini en accord avec tous les musiciens pour mieux voyager dans des sphères modernes tellement plus attirantes par leur énergie, et l’intérêt que leur porte le public. D’ailleurs la salle des fêtes d’Obernai affiche presque complet pour l’occasion. D’entrée, l’orchestre donne deux pièces de Gordon Goodwin. « A few goodmen » et « High maintenance » révèlent la bonne cohésion qui subsiste dans la section rythmique composée d’un batteur et d’une bassiste tous deux appuyés par une guitare électrique et un clavier. Les cuivres arrivent au fur et à mesure sur scène, donnant pupitre par pupitre toute leur brillance. Le résultat demeure bien ficelé malgré l’acoustique un peu dure de la salle des fêtes. Cela donne des pièces réjouissantes et délectables pour les amateurs et mêmes les initiés du genre. « It’s so quiet », rendu célèbre au milieu des années 90 par la chanteuse islandaise Björk, met en scène la jeune chanteuse Caroline Laurent. Le morceau est annoncé tout en parcimonie en laissant poindre des explosions musicales mettant en exergue les cuivres dans des arrangements époustouflants. Le public répond par des encouragements nourris à la mesure de l’éclat offert par les musiciens. Les jazzmen Dizzy Gillespie et Chick Corea seront également à l’honneur. Ils se partageront le programme avec Otis Redding et James Brown. La richesse du jeu allié à la variété de ce petit catalogue donne, auprès de l’auditoir un registre très agréable à écouter, en allant et venant entre le pointu et le populaire. Le « big bog » du Big Band se révèle alors très réussi dans sa structure, sa couleur et son rayonnement.

JPO

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mercredi 23 Avril 2008.

Au son des big bands

Lundi 24 octobre 2005

Emotions au rendez-vous pour une soirée jazz réussie.(Photo DNA-Jean-Paul Kaiser)

Emotions au rendez-vous pour une soirée jazz réussie.(Photo DNA-Jean-Paul Kaiser)


Deux baguettes s’entrechoquent, l’orchestre entame les premiers accords, le batteur vient de lancer Festi-Jazz à Geispolsheim. Samedi soir, le public a vibré en retrouvant le show des big bands, en passant en revue le swing avec le BBB et le style plus alerte et plus funky du Big Bog.

Le Big Band Obernai Geispolsheim de François Perrin orchestré par Franck Quevedo, le Big Band Bischheim, dirigé par Sylvain Dedenon, et la musique municipale. Ces trois ensembles musicaux ont en commun un certain nombre de musiciens. Alors pourquoi ne pas se retrouver pour organiser une soirée où le jazz sera à l’honneur ? Une soirée pour les mélomanes qui aiment ce style de musique. Une soirée pour échapper à la morosité. Sur scène, on retrouve le show des bands avec ses nombreux musiciens, sa mise en scène où les différents instruments se font entendre tour à tour. On retrouve ainsi un peu des grands groupes qui ont fait la légende du jazz, Miller, Ellington, Carter.

Du swing, des solos et des voix
On commence en douceur avec le « BBB » qui nous entraîne sur les standards du swing. Sur des mélodies soutenues par des arrangements bien huilés, les solistes, trompettes, saxos, trombones ou la chanteuse se succèdent sur le devant de la scène. Pour mieux exprimer les sentiments qu’évoquent les rythmes, des solistes qui se lâchent pour vivre leur musique. Solo Six les rejoint pour montrer que les voix font partie des instruments incontournables du jazz. Des voix qui ont montré une partie de leurs facettes sur le célèbre « Choo choo ch’boogie ».

Pour la seconde partie, le Big Bog nous fait faire un bond dans le temps en évoquant un jazz plus alerte, un rythme plus soutenu. Les mélodies les plus marquantes du funky, du latino ou de salsa sont ainsi passées en revue. Les musiciens montrent un talent certain, un enthousiasme, une énergie qui ne laisse pas le public indifférent. Sur un tempo plus extrême et moins conventionnel, la chanteuse laisse libre cours à ses émotions, les solistes expriment la gaieté et la révolte contenues dans les airs de jazz. Ces joyeux échanges, sur scène et avec la salle, se terminent par une première : la réunion sur scène des deux bandes pour une dernière interprétation. Contrat rempli pour Festi-Jazz : la soirée fut festive et agréable pour musiciens et public.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 24 Octobre 2005.

La demoiselle d’Orbey

Lundi 20 juin 2005

Caroline Laurent, la chanteuse du Big B.O.G., une voix sûre, bien charpentée. (Photo DNA- Michel Frison)

Caroline Laurent, la chanteuse du Big B.O.G., une voix sûre, bien charpentée. (Photo DNA- Michel Frison)


Caroline Laurent prête depuis un an et demi sa voix à l’orchestre du Big B.O.G (Big Band Obernai Geispolsheim), adepte d’un jazz moderne et électrique, fortement teinté de rock.

Ce n’est ni la voix de James Brown ni celle d’Aretha Franklin, deux essentiels de son répertoire, qui résonnent dans son petit appartement strasbourgeois, mais le chant provençal et incongru des grillons. L’explication n’est pas loin : dans un coin du salon, un lézard dort dans un habitacle de verre, le corps tapi entre deux pierres. « Il se nourrit de grillons vivants », explique notre hôtesse en montrant des boîtes en plastique remplie des insouciants insectes.

Avec son tatouage sur l’épaule et ses ongles aubergine, Caroline Laurent n’a pas vraiment un look d’étudiante sage. C’est tant mieux sur scène, o๠elle porte avec charisme les couleurs jazz-funk du Big Band Obernai Geispolsheim et ses 19 musiciens. Et sans doute préférable dans la vie : Caroline suit des études d’éducatrice spécialisée, option jeunes délinquants.

Elle fait actuellement un stage au château d’Angleterre à Bischheim, auprès de garçons parfois violents. Le métier l’a attirée assez tôt. « On y est constamment dans la remise en cause personnelle, car on doit gérer des attaques au quotidien. »

Si la musique reste un loisir, elle a toujours pris beaucoup de place dans sa vie. A Orbey où elle grandit, papa est basse dans une chorale classique ; maman, chanteuse dans un groupe de variétés, « est plutôt Céline Dion ». C’est elle qui, frustrée d’éducation musicale dans son enfance, l’incite à apprendre la musique. Ce sera la flûte à bec à six ans, puis la clarinette qu’elle pratiquera pendant dix ans : « ça aide pour la colonne d’air ». A douze ans, elle chante dans le groupe de l’école de musique d’Orbey et enchaîne à l’adolescence avec le pop-rock et le funk. « Je suis passée par toutes les phases », avoue-t-elle. Un besoin de perfection la pousse, vers l’âge de 16 ans, à prendre des cours de chant à Colmar. Malgré un timbre de voix chaud et grave, elle se découvre soprano. « Elle a une voix puissante, très sûre, bien charpentée, avec un réel travail derrière », remarque François Perrin, fondateur et pianiste du Big B.O.G, que la chanteuse a rejoint fin 2003. « Son amplitude de voix permet d’aborder des répertoires très différents. »

Le groupe, issu en 1995 de l’association entre élèves des écoles de musique d’Obernai et Geispolsheim, était alors le seul orchestre d’enseignement de jazz de la région. « Beaucoup avaient 10-12 ans à l’époque », rappelle François Perrin. Depuis, les élèves ont grandi et engrangé les succès : au concours des jeunes formations organisé par la Fédération des sociétés de musique d’Alsace en 1997, au festival des Jeunes Talents d’Illkirch en 2003…

Régulièrement à l’affiche en région, le groupe, sous la houlette de son directeur artistique Franck Quevedo, voit aussi du pays. En 2004, ils sont les seuls Français présents au 8e Festival européen des jeunes musiciens, en Suède et au Danemark. Depuis son arrivée, Caroline imprime sa marque : « Elle a souhaité qu’on joue le groupe Tower of power, qui figure beaucoup dans notre répertoire maintenant », note François Perrin. « Mais tous les musiciens apportent leur contribution. »

Catherine Piettre

Prochains concerts du Big B.O.G. : – le 21 juin à Obernai à 20h45, place du Marché, pour la Fête de la musique – le 26 juin à Strasbourg au parc des Contades, à 16h – le 22 octobre à 20h30 à la salle des fêtes de Geispolsheim, avec le BBB (Big band Bischheim).
© Dernières Nouvelles D’alsace, Lundi 20 Juin 2005.

Le grand jazz du Big-BOG

Lundi 5 juillet 2004

Le Big-BOG, une réputation confirmée.(Photo DNA/Andlauer)

Le Big-BOG, une réputation confirmée.(Photo DNA/Andlauer)


Le Big-BOG était samedi soir l’invité des Estivales d’Obernai sur la place du Marché. Cette fois, c’est le jazz qui était à l’honneur. Et du grand jazz, s’il vous plait. On en redemande.

Big-BOG, comme « Big-Band de Jazz Obernai-Geispolsheim ». Créé en 1995, cet ensemble de jazz regroupe à l’origine une dizaine de jeunes musiciens d’Obernai. Depuis mai 1997, avec l’arrivée de musiciens de Geispolsheim et de la région de Strasbourg, il compte actuellement 20 musiciens.
Samedi soir, il a montré sa force et sa maturité à un public emballé qui n’a pas mis longtemps à se dérider. Très au point techniquement, la bande de jeunes musiciens est en train de se forger une belle réputation dans le monde musical régional et au delà.

Punch et assurance
L’orchestre a été récompensé au « Concours des Jeunes Formations » (F.S.M.A-1997). Depuis janvier 2003, il est également lauréat du 7e « Festival des Jeunes Talents » organisé par l’Illiade à Illkirch-Graffenstaden.
Emmené (fort bien) par le saxophoniste Frank Quevedo, le Big-BOG est aujourd’hui régulièrement à l’affiche sur les scènes de spectacles d’Alsace (Obernai, Geispolsheim, Herrlisheim, Haguenau, Ostwald, Lingolsheim, Illkirch, Strasbourg), et commence à voyager à l’étranger. Il s’est également produit à plusieurs reprises au Festival International des Musiques Universitaires de Belfort (FIMU), sans oublier la Suisse ou encore tout récemment lors d’une tournée de 4 concerts au Danemark et en Suède dans le cadre du 8th European Youth Music 2004.
On aime le punch et l’assurance de cette formation qui explore sans complexe et parfois avec humour tout le répertoire du jazz depuis le blues jusqu’au funk.
L’orchestre vient d’enregistrer son premier CD intitulé « Take off ». A écouter très vite.

J-B.F.

© Dernières Nouvelles D’alsace, Lundi 05 Juillet 2004.

Nuit du Jazz

Lundi 27 octobre 2003

Le big « BOG » à Obernai : d'une qualité indémodable.(Photos DNA-J.P. Kaiser)

Le big « BOG » à Obernai : d'une qualité indémodable.(Photos DNA-J.P. Kaiser)


Dès 20 h 30, la salle était déjà presque pleine lorsque le groupe « D’ailleurs » a démarré son tour de chant. Composé de quatre musiciens et d’un chanteur, la formation a proposé un répe rtoire de chansons françaises, avec une musique oscillant entre le jazz et la variété. Pour Emilie Fischer, bassiste du groupe, la soirée n’a pas été de tout repos car elle enchaînera comme bassiste du « Big Bog ».

Flashdance
L’ambiance est ensuite montée en puissance à l’arrivée du « Big Bog », avec ses 18 musiciens dont deux professeurs et le directeur de l’école de musique lui même. C’est sous la direction de Franck Quevedo que l’orchestre s’est fait plaisir en interprétant quelques morceaux d’anthologie de la musique de la série « Manix » en passant par « Flashdance », avec le concours de la chanteuse Céline Lallemant dont les acrobaties vocales et la silhouette en robe de soirée rappelaient les starlettes du music-hall d’avant guerre à Broadway. Afin de donner du relief à la prestation, la section cuivres du « Big Bog » s’est livrée à des chorégraphies instrumentales, sans oublier les performances du jeune batteur-percussionniste. Les percussions de Mundolsheim ont pris le relais avec un show dont l’introduction a surpris les spectateurs par la force de la mise en scène. Lilian Muller, qui dirige le groupe composé de 25 membres, a choisi de mélanger les générations et les niveaux des musiciens.

En direct d’Afrique
Quant à leurs musiques issues d’Afrique de l’ouest, basées sur des traditions solides, elles ont chacune une fonction. Par exemple le morceau « Mori nayassa » a pour but d’exorciser les maladies infantiles. Lilian Muller a, quant à lui, fait son credo de la rencontre avec le public, ce qui s’est notamment traduit par des premières parties du cirque de Moscou au Canada ou du cirque de Chine, entre autres… Au cours de la soirée, les groupes ont proposé leurs CDs au public. Ce fut notamment le cas pour le groupe « D’ailleurs » et le « Big Bog » avec son album « take off » que de charmantes jeunes filles ont proposé aux mélomanes présents. Mais cet événement n’aurait pas eu le même goût sans l’intervention des bénévoles de l’amicale de l’école de musique qui ont proposé des gâteaux préparés avec amour par les parents des élèves.

A.M.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 27 octobre 2003.

Champagne et noix de coco à la Chartreuse

Mercredi 16 juillet 2003

L’ensemble Big Bog, Big Band Obernai-Geispolsheim, réunit une vingtaine de jeunes musiciens survoltés qui ont offert à la Chartreuse de Molsheim une démonstration ébouriffante et haute en couleur de leur talent.

Semaine après semaine s’égrènent les vendredis, à la Chartreuse de Molsheim. Par delà l’éclectisme des programmes demeure la sagesse d’un lieu, d’un cloître, d’un jardin. Demeure aussi le talent des interprètes qui se succèdent dans la cour des Chartreux. Talents multipliés parfois par le nombre comme se fut le cas le vendredi 4 juillet avec le Big Band d’Obernai Geispolsheim, dont la joyeuse énergie débordait largement de la scène pour envahir de sonorités éclatantes les quatre coins du site historique de la Chartreuse. Le Big Bog, une phalange éblouissante de cuivres rutilants, de percussion explosives, avec un pupitre d’anches réunissant au grand complet toute la famille des saxophones.

Swinguer sous les étoiles
Le programme faisait la part belle au swing. Sous la férule bon enfant de François Perrin, directeur et pianiste du groupe, une vingtaine de jeunes musiciens survoltés et virtuoses, réunis par une complicité de tous les instants ont donné le meilleur d’eux-mêmes au service d’une musique festive et réjouissante. Dans un crescendo de rythmes et de couleurs, de solos acrobatiques en chorus ravageurs, les pièces s’enchaînaient les unes après les autres, laissant peu de répit à un auditoire capté dès les premières mesures par un véritable déluge de sensations, de musiques et d’émotion.

Bonheur partagé
Les titres des morceaux traduisaient sans ambiguïté l’atmosphère de la soirée: Chip’s in salsa, Attitude dance, Brass machine et pour finir Champagne and coconuts… Bien difficile, après cela, de ne pas marquer la cadence de la tête, du pied, du buste, les plus inconditionnels n’hésitaient pas à se lever pour esquisser un pas de danse. certains ont même été jusqu’à prétendre avoir vu swinguer les arcs du cloître, transportés, sans doute, par ce pur moment de bonheur partagé dans la nuit, sous les étoiles.

L.D.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mercredi 16 Juillet 2003.

Le printemps du Big-Band d’Obernai

Lundi 31 mars 2003

Le Big-Band de jazz d'Obernai-Geispolsheim a proposé, samedi soir, un concert de grande qualité, à  la salle des fêtes de Schirmeck.(Photo DNA)

Le Big-Band de jazz d'Obernai-Geispolsheim a proposé, samedi soir, un concert de grande qualité, à la salle des fêtes de Schirmeck.(Photo DNA)


Ca sentait bon le printemps, samedi soir dans la salle des fêtes de Schirmeck pour le concert donné par le Big-Band de jazz d’Obernai-Geispolsheim, à l’invitation de l’école de musique intercommunale de la Haute-Bruche.

Solide réputation
Depuis plusieurs années déjà , le Big-Band de jazz d’Obernai-Geispolsheim, créé en 1995 par François Perrin, le talentueux directeur de l’école municipale de musique et de danse d’Obernai et aussi excellent pianiste, s’est forgé une solide réputation. La vingtaine de musiciens qui composent ce formidable ensemble regorgent de vitalité. Samedi soir à Schirmeck, ils étaient parfaitement à l’aise, décontractés et prêts à faire passer une excellente soirée aux mélomanes. Hélas, ceux-ci auraient mérité d’être un peu plus nombreux. Une soixantaine de personnes avaient fait le déplacement. De loin souvent. On aura simplement pu regretter que le public de la haute vallée de la Bruche n’ait pas répondu plus nombreux.

Séance de découverte
Mais les absents ont eu tort car les trompettistes, saxophonistes, trombonistes, guitaristes, batteurs et percussionnistes se sont donnés à fond pour proposer un répertoire et un concert d’une qualité exceptionnelle qui fait bien des envieux. Pendant toute la soirée, le public s’est régalé avec des oeuvres très variées du répertoire de jazz avec de nombreuses pièces inédites de compositeurs actuels américains et européens, des arrangements et compositions signés Sylvain Dedenon, mais aussi une large ouverture vers les musiques latino-américaines sans oublier le funk et le jazz-rock. Un public qui a trouvé largement son compte et qui est reparti comblé de cette soirée. En début de soirée, le Big Band de jazz avait également proposé une séance de découverte et de présentation de l’orchestre pour le jeune public -enfants et scolaires- qui n’était pas très nombreux au rendez-vous. Dommage, car il y avait de quoi éveiller peut être quelques vocations !

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 31 mars 2003.

Le punch de la jeunesse au service du jazz

Lundi 17 février 2003


Des trombones très inspirés.(Photo DNA)

Des trombones très inspirés.(Photo DNA)


A la salle du Lindel de Heiligenstein, samedi soir, les murs ont explosé sous la pression des décibels propagés par le Big Bog (Big-Band Obernai-Geispolsheim), une joyeuse troupe de fous de jazz.
L’aventure a commencé en 1997. François Perrin, directeur de l’école de musique d’Obernai, a insufflé le feu sacré du jazz, à cette bande de jeunes de 15 à 25 ans. Issu de l’école de musique d’Obernai et de Geispolsheim, le Big Bog a très vite été reconnu comme une formation de qualité.

Un vrai bonheur

Elle s’est produite lors d’une dizaine de concerts à travers l’Alsace, la Suisse et son programme futur est déjà bien chargé. Après un CD concocté en 2001, les musiciens ont participé avec succès au Festival des Jeunes Talents organisé par l’ILLJADE à Illkirch-Graffenstaden. Dirigé artistiquement par Franck Quevedo le groupe a tout à y gagner. Franck a étudié la musique au conservatoire de Strasbourg puis à celui de Colmar et en 1991, il a intégré l’école de musique d’Obernai pour y enseigner le saxophone. Son péché mignon est la musique d’ensemble. Il s’intègre parfois dans l’ensemble Tryail Jazz, ou Six de Saxe, en compagnie de Philippe Geiss de Barr (mari de Clémentine Duguet). Pour lui et pour François Perrin l’ensemble Big Bog est un vrai bonheur.

Verve et fraîcheur
Composé d’une vingtaine de musiciens dont six saxophones, quatre trombones, cinq trompettes, un piano, la percussion, la batterie, une guitare et une guitare basse et, selon les spectacles, d’une chanteuse, le groupe n’a rien à envier à personne. Les voir évoluer sur scène, est un ravissement. Le jazz, comme toujours, draine toutes les sensibilités. Samedi soir, le Big Bog a fait la démonstration d’une verve et d’une grande fraîcheur. A noter que Sylvain Dedenon, de Barr, est l’arrangeur du groupe. Le final «Coconut champagne» tout en punch et éclat, a laissé l’auditoire sur une faim que Franck Quevedo a vite comblée par une prime enthousiasmante. JJ. Jablkowski président de l’ACLSH, aura gagné un nouveau challenge de qualité.
© Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 17 Février 2003.

Le jazz était pourtant là !

Samedi 28 septembre 2002

Le Big Bog : un vrai talent que le public clairsemé a encouragé.(Photo DNA)

Le Big Bog : un vrai talent que le public clairsemé a encouragé.(Photo DNA)


Une scène sur le pré du stade Turmatt, quatre posters géants caricaturant des joueurs de jazz, deux orchestres montrant la qualité et la diversité de leur répertoire…, la première rencontre de Bands organisée à Geispolsheim vient d’avoir lieu.
Tout était prêt pour accueillir le public, frites, saucisses et boissons à volonté… Mais les spectateurs ont boudé cette manifestation organisée par l’amicale de l’école de musique. Est-ce le froid qui a dissuadé les mélomanes du village ?, car le public existe si on regarde l’affluence lors de la nuit du jazz. Ce n’est sûrement pas la qualité du programme musical… Mais les absents ont toujours tort, et ils ont ainsi manqué deux excellentes prestations du jazz band de Haguenau et du Big Bog. Mais pour commencer le programme et pour réchauffer l’atmosphère, une exhibition sportive qui a sûrement donné froid dans le dos à certains : Kickboxing et twirling. Opposition de la force et de la grâce, mais précision des gestes dans les mouvements : soit pour enlever d’un coup de pied une pomme placée sur un sabre, soit pour attraper le bâton lancé à bonne hauteur après pirouettes et virevoltes. Mais place à la musique, 15 musiciens du Jazz Band ont fait retentir les cuivres, guitares et claviers. Composé d’amateurs issus de l’école de musique, c’est 30 ans d’expérience et un répertoire très large qui est proposé avec des airs latino-américains, ou d’origine africaine, de Santana à Abdulah Ibrahim… Puis c’est le Big Bog qui prend place sur la scène et les rythmes prisés par l’orchestre débutent, avec les solos qu’entament les saxos alto, le trombone, la trompette, la guitare ou la batterie. Tous ces jeunes artistes prennent suffisamment d’assurance pour se lâcher dans ce genre d’interprétation. Les maigres applaudissements du public n’ont pas réussi à créer l’ambiance que peut connaître de telles réunions. Souhaitons que la prochaine édition connaisse un meilleur succès.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Samedi 28 Septembre 2002.

Le Big Band Bog

Lundi 22 avril 2002
Jérémy

Jérémy

Samedi soir, c’est presque tout un village qui résonnait au rythmes swing ou be bop du Big Bog. Près de 600 amateurs de jazz ont en effet contribué au plein succès de cette deuxième Nuit du Jazz à Geispolsheim organisée par l’Amicale de l’école de musique.

Soient une vingtaine de musiciens dont deux tiers issus d’Obernai, et le reste de Geispolsheim. Faites-les s’entraîner et étudier cuivres, claviers ou percussions dans les écoles de musique respectives de ces deux communes. Adjoignez-leur un meneur dynamique – le saxophoniste Loïc Cayla pour ne pas le citer, donnez-leur une scène bien échauffée, et c’est le big band de Count Basie ou de Wayne Shorter qui revit à deux pas de chez vous… Pour sa deuxième année consécutive, l’Amicale de l’école de musique de Geispolsheim a réussi le double pari d’attirer un nombre impressionnant de mélomanes toutes générations confondues, et de proposer un spectacle de qualité pour cette nouvelle Nuit du Jazz. De 20 h à 3 h du matin, plusieurs talents locaux se sont effectivement produit sur la scène de la salle André Malraux. Bed, une formation plutôt free-jazz des alentours de Colmar, a commencé par échauffer la salle avec des compositions personnelles, ou des reprises doublée d’un soupçon d’improvisation. Le premier concert augurait d’une soirée particulièrement corsée !

Cru local

Tout le monde les attendait et personne n’a été déçu: the Big Bog (Bog pour Bang Obernai Geispolsheim) et ses vingt musiciens – dont une batterie impressionnante de cuivres – ont revisité à la sauce locale bon nombre de standards du jazz post-1940 sans tomber dans le piège du politiquement correct façon swing bien établi de l’avant-guerre… Des musiciens aux qualités exceptionnelles, issus des écoles de musique locales – comme quoi il n’y a pas que les écoles nationales de musique des grandes villes qui fournissent un bon cru – ont retravaillé avec finesse un jazz somme toute grand public mais riche par la diversité du répertoire choisi et par le choix de l’interprétation. Deux autres formations se sont également partagées le devant de la scène au cours de cette nuit, dont la chanteuse Weba, à la voix époustouflante (il y a du Dee Dee Bridgewater dans l’air). Le groupe Los Brigolos est ensuite retombé, après l’éclat du Big Band, dans les bas-étages de la reprise rock, blues, bref tout sauf jazz, des reprises convenues quoique arrangées à une sauce personnelle qui a le mérite d’exister. On reste un peu sur sa faim, mais bon, on attend vivement la prochaine !

J.F. Ott, © Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 22 Avril 2002