Le jazz était pourtant là !

Samedi 28 septembre 2002

Le Big Bog : un vrai talent que le public clairsemé a encouragé.(Photo DNA)

Le Big Bog : un vrai talent que le public clairsemé a encouragé.(Photo DNA)


Une scène sur le pré du stade Turmatt, quatre posters géants caricaturant des joueurs de jazz, deux orchestres montrant la qualité et la diversité de leur répertoire…, la première rencontre de Bands organisée à Geispolsheim vient d’avoir lieu.
Tout était prêt pour accueillir le public, frites, saucisses et boissons à volonté… Mais les spectateurs ont boudé cette manifestation organisée par l’amicale de l’école de musique. Est-ce le froid qui a dissuadé les mélomanes du village ?, car le public existe si on regarde l’affluence lors de la nuit du jazz. Ce n’est sûrement pas la qualité du programme musical… Mais les absents ont toujours tort, et ils ont ainsi manqué deux excellentes prestations du jazz band de Haguenau et du Big Bog. Mais pour commencer le programme et pour réchauffer l’atmosphère, une exhibition sportive qui a sûrement donné froid dans le dos à certains : Kickboxing et twirling. Opposition de la force et de la grâce, mais précision des gestes dans les mouvements : soit pour enlever d’un coup de pied une pomme placée sur un sabre, soit pour attraper le bâton lancé à bonne hauteur après pirouettes et virevoltes. Mais place à la musique, 15 musiciens du Jazz Band ont fait retentir les cuivres, guitares et claviers. Composé d’amateurs issus de l’école de musique, c’est 30 ans d’expérience et un répertoire très large qui est proposé avec des airs latino-américains, ou d’origine africaine, de Santana à Abdulah Ibrahim… Puis c’est le Big Bog qui prend place sur la scène et les rythmes prisés par l’orchestre débutent, avec les solos qu’entament les saxos alto, le trombone, la trompette, la guitare ou la batterie. Tous ces jeunes artistes prennent suffisamment d’assurance pour se lâcher dans ce genre d’interprétation. Les maigres applaudissements du public n’ont pas réussi à créer l’ambiance que peut connaître de telles réunions. Souhaitons que la prochaine édition connaisse un meilleur succès.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Samedi 28 Septembre 2002.

Le Big Band Bog

Lundi 22 avril 2002
Jérémy

Jérémy

Samedi soir, c’est presque tout un village qui résonnait au rythmes swing ou be bop du Big Bog. Près de 600 amateurs de jazz ont en effet contribué au plein succès de cette deuxième Nuit du Jazz à Geispolsheim organisée par l’Amicale de l’école de musique.

Soient une vingtaine de musiciens dont deux tiers issus d’Obernai, et le reste de Geispolsheim. Faites-les s’entraîner et étudier cuivres, claviers ou percussions dans les écoles de musique respectives de ces deux communes. Adjoignez-leur un meneur dynamique – le saxophoniste Loïc Cayla pour ne pas le citer, donnez-leur une scène bien échauffée, et c’est le big band de Count Basie ou de Wayne Shorter qui revit à deux pas de chez vous… Pour sa deuxième année consécutive, l’Amicale de l’école de musique de Geispolsheim a réussi le double pari d’attirer un nombre impressionnant de mélomanes toutes générations confondues, et de proposer un spectacle de qualité pour cette nouvelle Nuit du Jazz. De 20 h à 3 h du matin, plusieurs talents locaux se sont effectivement produit sur la scène de la salle André Malraux. Bed, une formation plutôt free-jazz des alentours de Colmar, a commencé par échauffer la salle avec des compositions personnelles, ou des reprises doublée d’un soupçon d’improvisation. Le premier concert augurait d’une soirée particulièrement corsée !

Cru local

Tout le monde les attendait et personne n’a été déçu: the Big Bog (Bog pour Bang Obernai Geispolsheim) et ses vingt musiciens – dont une batterie impressionnante de cuivres – ont revisité à la sauce locale bon nombre de standards du jazz post-1940 sans tomber dans le piège du politiquement correct façon swing bien établi de l’avant-guerre… Des musiciens aux qualités exceptionnelles, issus des écoles de musique locales – comme quoi il n’y a pas que les écoles nationales de musique des grandes villes qui fournissent un bon cru – ont retravaillé avec finesse un jazz somme toute grand public mais riche par la diversité du répertoire choisi et par le choix de l’interprétation. Deux autres formations se sont également partagées le devant de la scène au cours de cette nuit, dont la chanteuse Weba, à la voix époustouflante (il y a du Dee Dee Bridgewater dans l’air). Le groupe Los Brigolos est ensuite retombé, après l’éclat du Big Band, dans les bas-étages de la reprise rock, blues, bref tout sauf jazz, des reprises convenues quoique arrangées à une sauce personnelle qui a le mérite d’exister. On reste un peu sur sa faim, mais bon, on attend vivement la prochaine !

J.F. Ott, © Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 22 Avril 2002

Nuit du Jazz 2002

Samedi 20 avril 2002

Photos : DNA – Jean Paul KAISER

Enregistrement Take Off

Jeudi 1 novembre 2001

Photos : Guillaume SPEISSER