Pétillant, pointu et populaire

Un Big Band loin des clichés. (Photo DNA)

Un Big Band loin des clichés. (Photo DNA)



Le Big Band d’Obernai-Geispolsheim a donné samedi soir un excellent concert à la salle des fêtes d’Obernai. Les vingt musiciens ont affiché un univers très jazz-soul-funk en laissant la part belle au groove.

« Les musiciens sont tous issus des écoles d’Obernai et de Geispolsheim, avec la présence de quelques intermittents du spectacle » explique Franck Quevedo, directeur de la formation. Ils sont venus étoffer un répertoire dirigé vers Aretha Franklin, James Brown, Stevie Wonder et même Phil Collins.

Bien ficelé malgré l’acoustique un peu dure
Franck Quevedo rappelle que ce choix a été défini en accord avec tous les musiciens pour mieux voyager dans des sphères modernes tellement plus attirantes par leur énergie, et l’intérêt que leur porte le public. D’ailleurs la salle des fêtes d’Obernai affiche presque complet pour l’occasion. D’entrée, l’orchestre donne deux pièces de Gordon Goodwin. « A few goodmen » et « High maintenance » révèlent la bonne cohésion qui subsiste dans la section rythmique composée d’un batteur et d’une bassiste tous deux appuyés par une guitare électrique et un clavier. Les cuivres arrivent au fur et à mesure sur scène, donnant pupitre par pupitre toute leur brillance. Le résultat demeure bien ficelé malgré l’acoustique un peu dure de la salle des fêtes. Cela donne des pièces réjouissantes et délectables pour les amateurs et mêmes les initiés du genre. « It’s so quiet », rendu célèbre au milieu des années 90 par la chanteuse islandaise Björk, met en scène la jeune chanteuse Caroline Laurent. Le morceau est annoncé tout en parcimonie en laissant poindre des explosions musicales mettant en exergue les cuivres dans des arrangements époustouflants. Le public répond par des encouragements nourris à la mesure de l’éclat offert par les musiciens. Les jazzmen Dizzy Gillespie et Chick Corea seront également à l’honneur. Ils se partageront le programme avec Otis Redding et James Brown. La richesse du jeu allié à la variété de ce petit catalogue donne, auprès de l’auditoir un registre très agréable à écouter, en allant et venant entre le pointu et le populaire. Le « big bog » du Big Band se révèle alors très réussi dans sa structure, sa couleur et son rayonnement.

JPO

© Dernières Nouvelles D’alsace, Mercredi 23 Avril 2008.

Laisser un commentaire