L’ensemble Big Bog, Big Band Obernai-Geispolsheim, réunit une vingtaine de jeunes musiciens survoltés qui ont offert à la Chartreuse de Molsheim une démonstration ébouriffante et haute en couleur de leur talent.
Semaine après semaine s’égrènent les vendredis, à la Chartreuse de Molsheim. Par delà l’éclectisme des programmes demeure la sagesse d’un lieu, d’un cloître, d’un jardin. Demeure aussi le talent des interprètes qui se succèdent dans la cour des Chartreux. Talents multipliés parfois par le nombre comme se fut le cas le vendredi 4 juillet avec le Big Band d’Obernai Geispolsheim, dont la joyeuse énergie débordait largement de la scène pour envahir de sonorités éclatantes les quatre coins du site historique de la Chartreuse. Le Big Bog, une phalange éblouissante de cuivres rutilants, de percussion explosives, avec un pupitre d’anches réunissant au grand complet toute la famille des saxophones.
Swinguer sous les étoiles
Le programme faisait la part belle au swing. Sous la férule bon enfant de François Perrin, directeur et pianiste du groupe, une vingtaine de jeunes musiciens survoltés et virtuoses, réunis par une complicité de tous les instants ont donné le meilleur d’eux-mêmes au service d’une musique festive et réjouissante. Dans un crescendo de rythmes et de couleurs, de solos acrobatiques en chorus ravageurs, les pièces s’enchaînaient les unes après les autres, laissant peu de répit à un auditoire capté dès les premières mesures par un véritable déluge de sensations, de musiques et d’émotion.
Bonheur partagé
Les titres des morceaux traduisaient sans ambiguïté l’atmosphère de la soirée: Chip’s in salsa, Attitude dance, Brass machine et pour finir Champagne and coconuts… Bien difficile, après cela, de ne pas marquer la cadence de la tête, du pied, du buste, les plus inconditionnels n’hésitaient pas à se lever pour esquisser un pas de danse. certains ont même été jusqu’à prétendre avoir vu swinguer les arcs du cloître, transportés, sans doute, par ce pur moment de bonheur partagé dans la nuit, sous les étoiles.
L.D.
© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mercredi 16 Juillet 2003.